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05 février 2025

À la mémoire de John de Bry

Archéologie de la piraterie

Le temps passe, et aussi les gens. Chaque personne qui quitte ce monde, que l'on connaît parfois juste de nom ou de réputation, nous rappelle combien la vie est courte et combien le temps file inexorablement. On se dit comme ça, « Tiens, un tel qui est mort! », et cette pensée, un peu égoïste, s'insinue aussitôt à l'esprit : « Ma foi, je deviens vieux! », et puis on passe à autre chose. En voilà un qui vient tout juste de partir, et pour lequel je ferai pourtant une exception en mentionnant ici son décès, et vous comprendez aisément pourquoi.

Je ne connaissais pas personnellement l'historien et paléographe américain John de Bry, mais c'est un chercheur dont j'ai croisé le nom à plusieurs reprises au cours du dernier quart de siècle. Par son travail, il a contribué certainement à dépoussiérer un peu l'histoire des flibustiers, ou si l'on veut des pirates. Pour lui rendre hommage, je laisse ici la parole à ceux qui l'ont véritablement côtoyé, ses amis et collègues de l'association Archéologie de la Piraterie. C'est un bel hommage alors pourquoi s'en priver. Voici donc ce que Jean Soulat et son association partageait sur leur page Facebook, ce mercredi 5 février :

« Chers amis,

« Nous venons d'apprendre avec une grande tristesse le décès de notre collègue et ami John de Bry qui avait fondé avec Jean Soulat le programme de recherche devenu Association, Archéologie de la Piraterie. Nous présentons nos sincères condoléances à sa famille.

« Détenteur d'un doctorat à l'EPHE, John de Bry était un grand historien, paléographe et archéologue franco-américain, spécialiste des épaves, qui a pu mettre ses compétences aux services des plus belles découvertes archéologiques sous-marines notamment l'épave de La Belle qui a fait naufrage en 1686 ou l'épave du Whydah Galley coulé en 1717.

« Tout au long de sa vie, il a toujours multiplié les collaborations avec de nombreux chercheurs en matière d'expertise d'objets venant des épaves des 17e-18e siècles notamment sur l'île de Sainte-Marie dans les années 2000. C'est clairement grâce à John de Bry que nous menons nos recherches sur l'île aujourd'hui.

« Il avait fait la connaissance de Jean Soulat en 2018 pour la préparation de l'ouvrage Archéologie de la Piraterie, aux éditions Mergoil, fin 2019. Cette collaboration a permis de créer notre programme de recherche. Fruit de ce travail, un premier article en anglais a été publié en 2019 dans le Journal of Caribbean Archaeology du prestigieux Florida Museum. Suivront plusieurs articles dont le dernier, paru en mars 2024, dans la revue Afriques, avec la présentation de nos recherches menées en mai 2022 à Sainte-Marie où nous avions fait venir John de Bry sur place, son dernier voyage sur l'île.

« Il est d'ailleurs présent dans le documentaire La véritable histoire des pirates, de Gedeon Programmes, qui met en lumière les investigations de 2022. Encore une fois, c'est grâce à John que nous devons ce film puisqu'il avait toutes les connexions françaises et malgaches, une pensée pour Jean-Aimé Rakotoarisoa, à Stéphane Millière et Michel L’Hour qui l'ont bien connu.

« Il laissera un grand vide dans la thématique de recherche qu'est l'archéologie de la piraterie. Et nous garderons en souvenir les bons moments passés ensemble.

« John, tu vas nous manquer. Merci pour tout.

« Bon vent au gré des flots Matelot. »

25 février 2022

Pour les plus vieux... et les plus jeunes

Archéologie de la piraterie

J'ai toujours eu un profond respect pour le travail des archéologues... sûrement parce qu'enfant (il y a longtemps déjà), parmi d'autres professions, celle-là me faisait rêver plus que les autres.

Prenez Jean Soulat, archéologue au Laboratoire LandArc, chercheur associé au Centre Michel de Boüard de l'Université de Caen Normandie. Sur le terrain, il a dirigé l'équipe qui a effectué en novembre dernier des fouilles sur l'épave du Speaker, le navire du pirate anglais John Bowen, coulé à l'île Maurice en 1702. Sa prochaine mission aura lieu ce printemps, cette fois à l'île Sainte-Marie, à Madagascar, fameux rendez-vous des flibustiers dans l'océan Indien depuis 1690, où des prospections seront effectués sur terre et en mer. Par la suite, il retournera sur l'épave du Speaker.

Pour en savoir plus sur ce brillant jeune archéologue et son domaine d'expertise particulier (l'archéologie de piraterie), vous pouvez écouter l'émission du 5 février dernier de Carbone, 14, le magazine de l'archéologie de France Culture, dont Jean était l'invité.

Jean est également président de l'association Archéologie de la piraterie, qui regroupe d'autres archéologues et des chercheurs de diverses disciplines. Vous pouvez d'ailleurs suivre les expéditions archéologiques de son équipe dans l'océan Indien sur la page facebook de l'association.

Hormis les articles scientifiques et les rapports de fouilles auxquels on doit s'attendre de tout archéologue, Jean a commis récemment un amusant petit livre adressé aux enfants, qu'il a lui-même illustré. Le jeune lecteur partira ainsi à la rencontre des pirates à travers les histoires contées par le fictif Capitaine Barbe-Grise. Ce personnage l'éclairera de manière humoristique sur la vie des pirates aux XVIIe-XVIIIe siècles à travers les archives, l'histoire et les découvertes archéologiques. Ici, on partira des clichés pour gommer les idées reçues en tournant les pages de ce livre : du trésor caché imaginaire aux enfants pirates. Au programme, perroquets, femmes pirates, célèbres flibustiers et épaves archéologiques...

Capitaine Barbe-Grise: Lumière sur le mythe pirate (tome 1)
Textes et illustrations par Jean Soulat
30 pages (20 x 25 cm)
Samois-sur-Seine: ADLP Éditions, 2022
ISBN : 978-2-9581732-0-3
prix : 15,00 €

Le livre peut être acheté en ligne sur le site de la Librairie archéologique, ou directement auprès de l'éditeur en remplissant un bon de commande. Les fonds récoltés serviront à financer les recherches archéologiques sur les pirates via l'association Archéologie de la Piraterie.

Pour avoir une meilleure idée de son contenu, en voici quelques pages : https://diable-volant.github.io/flibuste/blog/barbe-grise.jpg.

01 février 2022

Notes de lecture : revue Histoire(s) de l'Amérique Latine

Histoire(s) de l'Amérique Latine

Histoire(s) de l'Amérique Latine (HISAL)
Volume 15 : Le chemin des Amériques
10 articles (en français et en espagnol)
Nanterre: Association HISAL, 2022
https://hisal.org/revue/issue/view/29


Les revues savantes, peu importe le domaine d'étude, sont très souvent difficiles d'accès pour le public en général : il faut soit payer une souscription soit être abonné à une institution (généralement une bibliothèque) qui elle-même aura acheté une telle souscription. Lorsque l'on sait que la plupart de ces revues ne rémunèrent même pas les auteurs pour leurs textes (car publier dans une revue savante c'est souvent plus une question de prestige que d'argent), on peut se demander à qui tout cela profite. Est-ce parce que payer pour quelque chose rassure quant à la qualité du « produit »? Je ne sais pas. Quant à moi, j'estime que, si un auteur n'est pas payé pour le fruit de son travail, celui qui le publie doit rendre ce travail accessible à tous gratuitement. Je ne veux toutefois pas polémiquer là-dessus. Mon intention est de présenter ici, en quelques lignes, une revue savante, dont les éditeurs ont choisi cette voie de la gratuité, et il y en a de plus en plus. Avant d'aller plus loin, je dois toutefois ici prévenir le lecteur... et faire ce que l'on appelle, en jargon administratif et juridique, ma « déclaration d'intérêts » : l'an dernier, la revue dont je parle a publié l'un de mes textes. Voilà c'est fait!

Comme son nom l'indique, la revue Histoire(s) de l'Amérique Latine (HISAL) publie des textes relatifs à l'histoire de l'Amérique latine, mais dans une perspective très large englobant plusieurs disciplines, « qu’il s’agisse d’histoire politique, sociale, économique ou culturelle, d’histoire des idées ou des mentalités, de civilisation, de sociologie, d’anthropologie, d’ethnologie, d’art et de sciences ou de linguistique ». Pour sa quinzième édition, HISAL propose un dossier thématique intitulé « Le chemin des Amériques : explorations, collectes et interprétations ». Comme l'expliquent Pascal Monge et Riviale, dans leur introduction à ce dossier thématique : « Au-delà des frontières et des langues, une Europe savante a imaginé les Amériques et les a interprétées. Cette image est donc le résultat de visions différentes, issues d’histoires nationales, de valeurs culturelles, artistiques ou religieuses propres, et d’une présence coloniale – ou de son absence. » Ce sont ces interprétations multiples qui sont re-visités au fil des neuf textes composant le dossier thématique.

Tout cela n'a apparemment que peu à voir avec l'histoire des flibustiers. Peut-être, mais il faut savoir qu'à l'occasion, ces derniers ont aussi ramené de leurs pillages des objets qui se sont retrouvés dans les « cabinets de curiosités », ces collections privées formées par plusieurs érudits au XVIIe siècle, qui, en quelque sorte, préfigurent nos musées modernes. Dans son épilogue à L'Enfer de la flibuste (2021), Frantz Oivié montre, en effet, que quelques perles que certains Indiens de Californie rayaient pour en faire des parures, furent vendues par un flibustier revenant de la mer du Sud à un missionaire jésuite à Cayenne, et que ce dernier envoya ces « curiosités » en France à certains de ses correspondants, érudits comme lui.

16 avril 2021

Amateurisme, numismatique et piraterie

Le 1er avril dernier, l'agence Associated Press (AP) publiait une curieuse histoire touchant la découverte, au Rhode Island, de pièces de monnaie d'origine arabe, découverte remontant à plusieurs années déjà. Selon le « détectoriste » — et historien amateur — Jim Bailey, auteur de cette découverte, ces pièces proviendraient de la prise du Ganj-i-Sawai, navire appartenant au Grand Moghol, prise réalisée par le pirate Henry Every en 1695. Plusieurs médias américains, scientifiques ou non, ont relayé la nouvelle; je l'ai moi-même lue pour la première fois dans le Smithsonian Magazine. En France, également, d'abord Le Monde, puis Le Figaro, ont emboîté le pas à l'AP.

Même si cette histoire n'est pas un poisson d'avril — sauf pour les médias qui l'ont publié et qui sont eux les dindons la farce —, elle repose sur des hypothèses qui, lorsque l'on s'y attarde un peu, ne tiennent pas la route. C'est l'exercice auquel s'est d'ailleurs livré Oliver Hoover, curateur adjoint de l'American Numismatic Society (ANS), dans un brillant petit texte publié sur Pocket Change, le blog de l'ANS.

Nous avons ici la preuve, encore une fois — et toujours une fois de trop —, que l'expression « historien amateur » rime avec amateurisme. C'est dommage pour ceux qui pratiquent l'histoire, ou toute autre discipline scientifique, en amateurs avec méthode et rigueur.

Pour ce qui est du capitaine Every, il y a des choses beaucoup plus intéressantes à apprendre à son sujet, et que ne savent pas toujours nos confrères anglais, puisque publié en français. Je vous invite donc à redécouvrir un vieux texte de Jacques Gasser sur les pirates en mer Rouge, où vous y retrouverez le fameux capitaine Every.

13 mai 2011

Découverte des canons du capitaine Morgan?

À la fin de février dernier, lors d'une conférence de presse tenue à Panama City, une équipe américaine d'archéologues sous-marins annonçait avoir récupéré à l'embouchure de la rivière Chagres, au Panama, cinq canons qui pourraient avoir appartenu à l'un des navires de la flotte de l'amiral Henry Morgan. Cette équipe, dont les membres proviennent majoritairement de l'Institute of Nautical Archeology et du Waitt Institute, avait déjà exploré le site en 2008 et localisé ces pièces d'artillerie antiques. Cependant, à la suite de dynamitages effectués sur le récif par des pilleurs d'épave, les archéologues américains, avec l'accord de l'Instituto Nacional de Cultura, de la république du Panama, ont repêché l'été dernier ces canons pour éviter qu'ils soient irrémédiablement perdus. Les précieux artéfacts sont à présent sous la garde du Patronato Panamá Viejo, qui veille à la conservation des ruines de l'ancienne cité de Panama. Ils y seront traités et restaurés, puis étudiés à nouveau afin de déterminer s'ils appartenaient bien à l'un des cinq navires de l'amiral jamaïquain qui s'échouèrent sur un haut-fond à l'embouchure de la rivière Chagres le 12 janvier 1671.

En effet, ce n'est pas un seul navire, mais cinq qui ne purent se dégager de ce récif, et qui furent perdus à cause d'un fort vent du nord qui s'éleva ensuite. Ces bâtiments faisaient partie du gros de la flotte qui, sous la conduite de Morgan lui-même, venait de l'île Providence (aujourd'hui La Providencia, qui appartient à la Colombie), connue aussi sous le nom de Santa Catalina ou Sainte-Catherine, et que les flibustiers venaient de reprendre aux Espagnols le jour de Noël 1670. Morgan rejoignait devant la rivière Chagres les trois bâtiments qu'il avait envoyés après la prise de Providence pour s'emparer du fort San Lorenzo qui défendait l'entrée de cette rivière, ce que les 470 hommes qui les montaient, sous le commandement du capitaine Joseph Bradley, avaient réussi à faire le 7 janvier, soit le lendemain après leur arrivée.

La relation de la perte de ces bâtiments de la flotte de Morgan est décrite avec le plus de détails par Exquemelin, quoiqu'il y ait quelques différences entre les diverses éditions de son ouvrage. D'abord la version française (A. O. Exquemelin, Histoire des aventuriers flibustiers qui se sont signalés dans les Indes, Paris: Jacques Le Febvre, 1686, t. 2, p. 148) ne donne que deux navires perdus, du moins échoués, dont le vaisseau amiral de la flotte:
Morgan avec son vaisseau étant à la vue du fort, et y apercevant le pavillon du roi d'Angleterre, eut une telle joie qu'il voulut entrer dans la rivière avant que de reconnaître s'il n'y avait point de péril, et sans même attendre un canot qui venait au devant de lui, pour l'avertir qu'à l'entrée de cette rivière il y avait un rocher caché sous l'eau. Il ne manqua pas d'y toucher, lui et un autre vaisseau, et dans le temps qu'il voulait se retirer, il survint un vent du Nord qui éleva la mer et fit crever son navire qui échoua, sans toutefois perdre un seul homme.
Cependant, l'édition anglaise du même ouvrage (A. O. Exquemelin, Bucaniers of America, Londres: William Crooke, 1684, partie 3, pp. 29-30), augmente à quatre le nombre de navires perdus:
He carried with him all the prisoners of the island, and thus set sail for the River of Chagre, where he arrived in the space of 8 days. Here the joy of the whole fleet was so great when they spied the English colours upon the castle, that they minded not their way into the river, which occasioned them to loose four of their ships at the entry thereof, that wherein Captain Morgan went, being one of the four. Yet their fortune was so good, as to be able to save all the men and goods that were in the said vessels. Yea, the ships likewise had been preserved, if a strong Northerly Wind had not risen in that occasion, which cast the ships upon the rock above-mentioned, that lies at the entry of the said river.
Dans le rapport officiel de son expédition daté du 30 avril 1671 (TNA CO 1/26, no. 51), Morgan, plus prosaïque, déclare:
January, the 2d [selon le calendrier julien], I arrived with the whole fleet and understood that the enemy lay with forces to endeavour the retaking of the Castle. Whereupon I gave orders to the fleet to follow me into the harbour, but had the ill fortune to be cast away the ship that I was in and 4 more, but saved the men.
Nous comptons ici pour exact le nombre que donne l'amiral jamaïquain. D'ailleurs, les Espagnols eux-mêmes confirment ce nombre de cinq navires flibustiers qui sombrèrent devant la rivière Chagres. C'est le cas notamment d'une lettre rédigée à Portobelo le 4 avril 1671, qui tomba entre les mains de François Trébutor, l'un des capitaines français qui accompagnaient Morgan. Cette lettre qui fut traduite en français par ordre du sieur de Baas, le lieutenant-général des Antilles françaises, lequel l'expédia au ministre Colbert (FR CHAN MAR-B7 207, ff. 78-84), rapporte:
...à Chagres [Morgan] perdit sa capitane et quatre autres vaisseaux, et quatre autres qu'ils avait encore perdus, savoir: deux à Sainte-Catherine et deux à la sortie de l'île des Mosquitos.
Pour compliquer encore les choses, un certain William Fogg, officier subalterne de l'expédition, qui fut vraisemblablement l'un des premiers à témoigner à la Jamaïque du succès remporté à Panama, déclare (Calendar of State Papers, Colonial Series: America and West Indies, 1669-1674, no. 483), la perte de non pas cinq bâtiments, mais de sept :
A week after Admiral Morgan came up, and at the entry over the bar the Admiral, which had been retarded by contrary winds, and six small vessels were cast away and 10  men drowned.
L'un des officiers de la flotte jamaïquaine. un marin hollandais nommé Jan Lucas prétend, quant à lui, que six navires furent perdus à cette occasion. C'est du moins ce qu'il déclarait plus de deux ans après l'événement, le 19 octobre 1673, aux Espagnols auxquels il venait de se rendre (ES AGI México 48, R.1, N.39), incluant parmi les bâtiments qui sombrèrent celui-là même dont il était le premier officier marinier, lequel jaugeait seulement 16 tonneaux.

Toutes les sources s'accordent cependant pour dire que le navire-amiral de la flotte, monté par Morgan fut du nombre des bâtiments perdus. Il s'agissait d'une petite frégate de 120 tonneaux, qui, au moment de son naufrage était appelée The Satisfaction et qui était armée de 22 pièces de canon. Ce navire avait été à l'origine un corsaire de Saint-Malo nommé Le Cerf-Volant, qui fut confisqué à l'île à Vache en janvier 1669 par Edward Collier, vice-amiral de Morgan, sous prétexte que son capitaine nommé Vivien avait pillé auparavant un petit bâtiment de traite anglais venant de la Virginie. Au moment de sa capture par les Jamaïquains, cette frégate malouine avait comme artillerie dix-huit canons et six pierriers en fonte.

Pour de plus amples informations concernant l'expédition qui a mené à la découverte puis à la récupération de ces canons, nous vous invitons à consulter sur le site du Waitt Institute (http://wid.waittinstitute.org/), les textes suivants:
De même, sur celui de l'Institute of Nautical Archeology (http://inadiscover.com/), autre partenaire de cette expédition archéologique:
L'Instituto Nacional de Cultura (http://www.inac.gob.pa/) présente, elle aussi, son propre compte rendu de l'expédition:
Enfin, l'on pourra aussi consulter le site du Patronato Panamá Viejo (http://www.panamaviejo.org/), organisme chargé de la conservation des ruines de l'ancienne cité de Panama, celle qui fut incendiée lors de l'attaque de Morgan, site que les Espagnols abandonnèrent alors pour rebâtir la ville (1673) à l'endroit où se trouve l'actuelle capitale du Panama.

R. L.